COMMUNIQUÉ DE PRESSE du 17 Février 2014
LA MARCHE DES SAGES-FEMMES

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Pendant 4 mois, nous avons accepté les réunions, tables rondes et concertations, mais aussi supporté les insultes de certains syndicats, les coups tordus, les atermoiements du ministère et l’ignorance de nos interlocuteurs. Comme nous le craignions, tout a été fait pour étouffer la voix des sages-femmes, faire traîner en longueur, épuiser le mouvement légitime de la profession.
Outre une méconnaissance flagrante du dossier, le Ministère de la Santé a fait montre d’une gestion assez catastrophique de la problématique des sages-femmes, usant de tous les moyens de pression pour nous faire taire, prenant le risque d’exacerber les tensions entre les différents partenaires, essayant même les divisions au sein de la profession.
Pour autant, c’est une profession unie qui marchera encore, et pour la 3ème fois sur Paris, pour défendre la voix des sages-femmes.
La cause des sages-femmes est une juste cause, il s’agit de l’exercice de la profession de sage-femme, dans son ensemble, et donc de la santé des femmes.
Madame la Ministre fait le tour des médias, répétant que le travail est en cours. Nous les sages-femmes, dénonçons ces réunions où rien n’évolue.
Madame la Ministre oublie ses responsabilités, préférant le jeu politique, à la justice et la santé des femmes, évaluant les forces de lobbying et de nuisance, comme un moindre mal !
Puisqu’il est question de responsabilité, les sages-femmes sont en grève depuis 4 mois, sans que personne ne soit en danger.
Puisqu’il est question de responsabilité, les sages-femmes ont fait nombre de propositions, sans réponse concrète.
Puisqu’il est question de responsabilité, les sages-femmes manifestent et interpellent sans violence.
Puisqu’il est question de responsabilité, les sages-femmes ont accepté de discuter avec tous les partenaires, malgré les attaques, les insultes, et l’inertie coupable du Ministère.
Que le Ministère de la santé, prenne ses responsabilités, avec un vrai courage politique, répare les injustices, se soucie de la santé des femmes, de ses concitoyens, entende la voix des sages-femmes, plus que le bruit de nos pas !
Nous n’oublions pas que le 16 octobre, 1er jour du mouvement, rien ne concernait la profession de sage-femme dans la stratégie nationale de santé. Il s’en est fallu de peu, que nous disparaissions totalement. Depuis, à l’indifférence, s’est ajouté le mépris.
Sages-femmes hospitalières : invisibles, seule profession médicale n’ayant pas accès au statut de Personnel Médical Hospitalier et statut de Praticien Hospitalier
Sages-femmes enseignantes : invisibles, sans statut universitaire
Sages-femmes libérales : invisibles, absentes du 1er recours
Étudiants sage-femme : invisibles, sans statut d’étudiant, sans formation universitaire autonome, à l’instar des autres professions médicales.