La Fédération CFTC Santé Sociaux, soutient les sages-femmes, profession médicale, refusant que les patientes deviennent les otages de praticiens médicaux, plus enclins à défendre leurs prérogatives économiques et leur pouvoir, que la Santé Publique et l’accès aux soins pour tous!
Pour la CFTC, une telle attitude est inconcevable au regard du code de déontologie médicale !

Nous en voulons pour preuve, la réunion du “Groupe Statut hospitalier” qui s’est tenue le 29 janvier, où les intersyndicales de praticiens hospitaliers, ont manifesté une opposition nette, à la reconnaissance de l’expertise médicale des sages-femmes dans le domaine de la physiologie, tant sur plan gynécologique qu’obstétrical. Opposition sans fondement, incohérente et malsaine, au regard des études et des compétences réelles des sages-femmes.

De fait, ils leur contestent la légitimité à gérer, au sein des centres hospitaliers, les unités physiologiques, en toute responsabilité médicale et organisationnelle. Ils refusent de voir s’échapper un pouvoir, qui dans leur esprit, ne peut être que l’apanage des seuls médecins! Ils veulent conserver la gestion des services médicaux à l’hôpital sous leur coupe !

Incohérents ils le sont, et à aucun moment, ils ne veulent prendre en compte la réalité, la légitime demande des femmes et leur volonté affirmée d’une prise en charge personnalisée de l’accompagnement à la naissance par la sage-femme de leur choix.

La CFTC, et l’ensemble des représentants sages-femmes, soutenus par le Conseil de l’Ordre des sages-femmes, parlant d’une même voix, ont fait valoir ce que tout le monde médical reconnait, que les données régionales démontrent une augmentation des accouchements inopinés à domicile, dont un certain nombre serait à l’initiative des femmes refusant une prise en charge standardisée (hyper médicalisée) en établissement.
Les unités physiologiques, au même titre que l’expérimentation des maisons de naissance, seraient une alternative sécurisée pour ces patientes, qui bénéficieraient en cas d’apparitions de complications de la réaction rapide des moyens humains et techniques nécessaires. Cette prise en charge est déjà effectuée par des sages-femmes libérales, pratiquant les accouchements sous leur propre responsabilité, et en toute sécurité en plateau technique, comme le permet la loi.

Qui plus est, les sages-femmes hospitalières prennent en charge, et assument seules, plus de 70% des accouchements en France, mais à ce jour, leur statut hospitalier ne leur permet pas de gérer ces services en toute autonomie !

Seules les Sages-femmes ont porté la voix des femmes contre cette vision paternaliste de la gestion des naissances… et des sages-femmes !
Ces mêmes médecins s’opposent sans argument objectif à un accès aux sages-femmes en 1er recours pour les consultations de grossesse ou gynécologiques.
Le constat est pourtant simple, il n’y a pas assez de médecins gynécologies pour assurer le suivi de toutes les femmes en France !

La valorisation de l’expertise des sages-femmes est d’évidence la condition incontournable pour maintenir et améliorer l’accès aux soins des femmes sur l’ensemble du territoire. Certains médecins continuent à vouloir conserver leur « pré carré » au détriment de la qualité de la prise en charge qu’offrirait un parcours de soins coordonné où chaque acteur de santé est à sa juste place sans concurrence les uns avec les autres.

Les sages-femmes sont les garantes d’un accès aux soins pour toutes, tant sur le plan de l’accès géographique, temporel que financier. Refuser arbitrairement de reconnaitre ce statut aux sages-femmes et refuser d’améliorer la valorisation de leur expertise c’est agir contre la volonté clairement affichée d’une grande majorité des femmes, qui n’ont ni les moyens financiers, ni l’opportunité temporelle et géographique d’accéder à un gynécologue.

Certains préfèrent laisser ces patientes sans soins plutôt qu’elles accèdent à des consultations médicales réalisées par des sages-femmes qui ont toutes compétences pour le faire.
Les sages-femmes en appellent aux femmes de France à faire entendre leur droit d’usagère à pouvoir bénéficier de soins dispensés à bonne escient centrés sur la patiente par des professionnels formés et compétents dans la discipline maïeutique qui est la leur : la grossesse, l’accouchement, le postnatal pour la mère et l’enfant, la contraception et la gynécologie de prévention !