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Les associations et syndicats professionnels représentant la profession de sage-femme (CNSF, ONSSF, ANESF, CFTC, ANSFC, CNEMa) sont méprisés par le gouvernement et notamment par Madame la Ministre de la Santé, Marisol Touraine et Madame la Ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem ; deux femmes qui font preuve d’un silence ahurissant !!!

Nous annonçons donc notre exil obstétrical, ce mardi 18 juin, en direction de Bruxelles où nous sommes reçus par des instances européennes prêtes à écouter nos revendications puisque le Gouvernement français reste sourd à celles-ci.

Plusieurs rapports européens portant sur les indicateurs de la mortalité périnatale ont montré que la France était régulièrement mal classée. Depuis des années, la profession de sage-femme informe les instances dirigeantes et se fait force de propositions afin d’améliorer la prise en charge des femmes et des enfants en France.
Les sages-femmes se proposent d’être au cœur de l’organisation des soins pour les femmes en tant que praticiens de premier recours. En effet, en tant que profession médicale et de par leur formation, les sages-femmes peuvent assurer un suivi global, respectueux des usagers et de la physiologie, avec une médicalisation à bon escient de la grossesse, de l’accouchement, du postnatal et du suivi gynécologique. Elles pourraient assurer leur mission tout en réduisant le coût général des dépenses de santé. Pourquoi, en France, prive-t-on les femmes d’un accès privilégié à un tel professionnel ?

Dans le pays des Droits de l’Homme, nous, sages-femmes, exprimons le malaise d’une profession féminine discriminée (2% d’hommes) et maltraitée au reflet de la place faite aux femmes dans la société. Nous exigeons d’être traitées avec les mêmes égards que les autres professions médicales et que nous soit reconnue l’autonomie et l’indépendance d’exercice telle qu’elle apparaît dans le Code de la Santé Publique. L’ensemble des organisations représentatives de la profession dénonce un traitement inégalitaire et discriminatoire de la part des pouvoirs publics.

C’est pour dénoncer cette situation qui pénalise directement les femmes en France que nous agissons aujourd’hui, afin d’obtenir un soutien européen face à un Etat français sourd depuis de trop nombreuses années.