Bonjour à tous,

une erreur s’est glissée dans le VHS que vous venez de recevoir dans vos boites aux lettres et les deux articles sur la Croix Rouge de Florence Maury et Philippe Perruchon ont été évincées par mégarde de la maquette finale. Nous vous prions de bien vouloir nous excuser pour cet oubli. Voici les deux articles en question :

 

Négociations à la Croix Rouge Française, vous avez dit négociation !?

La CFTC au terme de la négociation salariale de la Croix Rouge Française dans le cadre de NAO (négociations annuelles obligatoires) a fait savoir qu’elle ne signera pas les propositions de la direction. Ce qui est proposé est inacceptable.

En matière d’évolution de salaire, il est proposé, au prétexte d’un budget contraint, une augmentation du point de 0.22%.
Quand on sait que depuis 2011 (mesure unilatérale), le point n’a pas augmenté et que sur la même période le SMIC lui, a continué sa croissance. Nous sommes à l’heure actuelle, dans une situation paradoxale voire illégale puisque plusieurs positions se retrouvent en dessous du SMIC !
La CFTC propose de compenser concrètement les écarts de salaires avec le SMIC pour les catégories concernées à l’instar de ce qui se fait la fonction publique avec la GIPA  (garantie individuelle du pouvoir d’achat).
Un calcul défini de façon précise et que nous avions proposé il y a quelques temps déjà. Au lieu de cette prime de 50€ par salarié concerné qui ne correspond à aucun calcul et qui ne peut être reproductible voire réactualisée de façon équitable.

La deuxième proposition concerne les professions paramédicales impactées par la réforme LMD. A ceux-là on octroie « généreusement » une prime exceptionnelle de 120 points, donc par définition non reconductible.
La CFTC considère cette prime catégorielle contre productive à tous les niveaux :

  • Pour les personnels qui n’en bénéficient pas, ils ne la comprennent pas et trouvent cela injuste.
  • Pour ceux qui la perçoivent car elle ne représente pas une réelle reconnaissance de leur métier au sens de la réforme LMD.

Resituons les choses, la réforme concrétise une amélioration du positionnement de ces métiers dans l’échelle sociale et leur revalorisation financière. Elle permet ainsi une plus grande attractivité de métiers souvent difficiles parfois même pénibles.
Valoriser ces professionnels c’est donc pour la Croix Rouge un gage de qualité de soins et de fidélisation des personnels.
Pour la CFTC cette reconnaissance nouvelle et légitime ne doit pas être réduite à une prime exceptionnelle. Elle doit faire l’objet d’un vrai positionnement dans la grille des métiers de la Croix Rouge.
La CFTC propose de promouvoir par exemple en position 7 ces professionnels.

Les propositions de la direction même si la CFTC ne les signe pas seront mises en œuvre. De fait, ces mesures deviennent unilatérales puisque la loi qui ne fait qu’obliger l’employeur à mettre en place des NAO sans obligation de résultats.

Négociation salariale vous avez dit négociation !

 

 

Prévoyance, ce qui est pris n’est plus à prendre !

Une avancée pour les salariés est toujours un plus en ces temps de « vache maigre » en matière de salaire.
La CFTC a signé l’accord relatif à la répartition du taux de cotisation pour la prévoyance  entre notre employeur et les salariés.
Même si 10% peuvent sembler  ténus, les salariés paieront uniquement 40% de la cotisation au lieu de 50% comme initialement prévu et la Croix Rouge prendra en charge 60% au lieu de 50%.
Pour information, cela représente un coût de 893 K€ par année complète pour l’ensemble de la Croix Rouge. Chacun mesurera l’impact sur son budget en fin d’année prochaine.

La CFTC s’associe aux mesures qui vont dans le bon sens. Et ce qui est pris n’est plus à prendre !