L’intersyndicale CFTC, CFDT, CGT, FO, SUD, CFE/CGC de l’Armée du Salut (FADS) avait appelé le personnel à se mettre en grève ce 03 Décembre 2020.

Le 16 mars 2020, le Président de la République a dit « Nous sommes en guerre ! ». Les salariés de la Fondation de l’Armée Du Salut (FADS) le sont également. Ils sont en guerre contre un virus : celui de la fragilité humaine.  Ils sont aujourd’hui en colère, désarmés et ce depuis trop longtemps. Leur situation s’est aggravée cette année avec le coronavirus. Leur combat contre la misère se fait sans munition. Alors l’intersyndicale CFTC, CFDT, CGT, FO, SUD, CFE/CGC  appelle le personnel de la Fondation Armée du Salut à se mobiliser.

Les salariés de la FADS sont montés en première ligne avec les moyens du bord, sans reconnaissance.

La Direction de la FADS dit soutenir leur mouvement de grève, pour autant il ne cesse de renvoyer la balle aux financeurs… Ces conditions de travail et de rémunération fragilisent ceux qui luttent contre la précarité sociale qui s’installe dans notre pays.

Leurs métiers ne sont pas valorisés, et encore moins financièrement. Leur seule gratification est celle du devoir accompli. Devant l’inaction des pouvoirs publics qui handicapent des relations sociales courtoises, l’intersyndicale a appelé à la grève ce 3 décembre et a demande aux pouvoirs publics, « quoi qu’il en coûte » :

  • Une revalorisation de 300 € pour l’ensemble des salarié(e)s de la Fondation ;
  • Le Ségur de la santé de 183 € étendu à tous ;
  • Le respect du principe « à travail égal, salaire égal » ;
  • Une réelle politique nationale de formation professionnelle,
  • Des conditions de travail décentes et bienveillantes ;
  • Une complémentaire santé revalorisée, la part patronale de la cotisation prise en charge à 50 % quelles que soient les options choisies ;
  • Plus de moyens humains avec une politique d’embauche ambitieuse et cohérente.

Ils sont fiers de leurs métiers et ils veulent les promouvoir pour que la jeune génération prenne leur suite.

Pour la CFTC, servir les plus fragiles ne doit se faire ni au mépris de la justice ni à la négation de la dignité de ces femmes et de ces hommes, travailleurs de la « première ligne ». Servir les plus fragiles ne doit pas induire la perte de sens de ces métiers essentiels, au plus près de ceux qui souffrent.

Cette grève s’était manifestée selon la sensibilité de chacun et de chacune par des masques avec « Smiley – pas content », des débrayages d’une ou deux heures, manifestation dans le respect des mesures sanitaires …

Et pour ceux qui sont dans l’impossibilité de quitter leur poste, port de brassards de soutien.

Oui, « certains combats méritent une armée », parce qu’aujourd’hui, « ceux qui ne sont rien » luttent pour ceux qui n’ont plus rien.

Contact presse :

Angela RAMAZZOTTI – Déléguée Syndicale Centrale CFTC
Tél. : 06.85.94.39.95
Courriel : ramazzotti.angela@gmail.com