Ce 16 décembre, 4500 sages-femmes ont une nouvelle fois démontré leur volonté d’être enfin reconnues dans un statut qui les installerait réellement dans une filière médicale, correspondant aux actes qui leurs sont confiés.
Les deux propositions faites par Mr Couty, ressortant du groupe de travail : filière maïeutique au sein de titre IV, ou création d’un statut hybride de praticien en maïeutique, ne répondent pas aux attentes d’une véritable reconnaissance en tant que personnel médical !
En restant dans le titre IV, il est proposé une sous filière permettant tout au plus une revalorisation salariale, et dans la construction d’un statut hybride, ce serait la naissance d’un statut « intermédiaire »…, la pire des solutions, sans parler du statut des étudiants et des enseignants, laissés pour compte, renvoyés à plus tard !!!
Pas de « droit d’option » non plus, tel que demandé par la CFTC et le Collectif des Sages-femmes, qui consisterait à laisser le choix, pour les sages-femmes la Fonction Publique Hospitalière, entre rester dans le titre IV, avec une revalorisation salariale, ou rentrer dans la filière de Praticien Hospitalier.

Quelle liberté de choix… !

Une expression chère à la CFTC, qui en toute occasion doit permettre à tout professionnel de même formation et de même qualification, de choisir et d’être reconnu de la même manière, quel que soit son mode d’exercice !
Ainsi, dans le groupe de travail, on parle aujourd’hui beaucoup du statut Fonction Publique Hospitalière, mais quelle réponse va-t-on donner aux 1500 Sages-femmes du secteur privé et de la FEHAP et de la FHP, qui sans accord spécifique, sans enveloppe fléchée, sur un vrai statut médical, seront une nouvelle fois laissées sur le bord du chemin, comme les 150000 IDE de ce secteur, lorsqu’il s’est agi de reconnaitre la formation LMD !
Pour la CFTC, nous sommes très loin à ce jour d’un travail conclusif, susceptible d’assouplir un mouvement légitime, qui ne pourra s’arrêter cette fois sans une réponse respectueuse du travail accompli, chaque jour, par toute la profession, dans le public, le privé et le libéral !

Quel triste spectacle qu’une « non réponse » appropriée, qui pourrait permettre de réguler à moindre coût la chaine des soins, quand, par ailleurs, on cherche des solutions sur des transferts de compétence, pour palier au problème démographique, bien connu des professions médicales… !

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