Mettre des mots sur des Maux : Souffrance – Maltraitance – Harcèlement – Violence – Déshumanisation – Non qualification du personnel – Manque de considération – Non reconnaissance

Mauvaise organisation et gestion du temps de travail

Autant de mots qui font mal, d’autant plus vrai qu’ils sont, pour nous, salariés des secteurs du Maintien à domicile des Services à la personne / de l’Aide aux familles, la traduction de la maltraitance subie au quotidien et trop souvent ignorée.

Nous intervenons à domicile, nous nous substituons aux familles, là où celles-ci ne peuvent pas, ou plus, aider leurs proches. Nous mettons nos compétences, au service de celles et ceux qui ont besoin d’aide. Indispensable à notre société, notre travail doit être valorisé et reconnu. Cette « reconnaissance » passe obligatoirement, par le respect de nos droits (Code du travail / Conventions Collectives), mais aussi, par une rémunération à la hauteur de notre professionnalisme.

Nous survivons avec un salaire de misère pour dix / douze heures de travail un jour  et seulement 30 minutes le lendemain… !
Nous souffrons d’horaires décousus, fractionnés, sans un vrai temps de repas (repas avalé sous l’abribus, dans les laveries ou dans la voiture … !
Nous finançons l’usure de notre véhicule personnel, obligatoire pour l’embauche, utilisé pour le travail, et non indemnisée (moyenne de 2000kms / mois)… !

De plus en plus de salariés sont en maladie, accident de travail, ou inaptitude, liés aux conditions de travail, au stress. Face à ce constat,  nous sommes désemparés, pris au piège, entre le bien-être des personnes aidées, et une politique de gestion et de rentabilité.

Dans ces conditions, comment  maintenir le lien social, l’humain, base de notre métier… sans que cela soit au détriment de notre santé et de notre vie personnelle et familiale ?
Vous avez le devoir de modifier votre regard sur nos métiers,  et le pouvoir de faire évoluer les décisions politiques,  concernant la prise en charge de vos proches, aujourd’hui pour demain !

La CFTC soutient les 1000000 salariés maltraités de ces secteurs, et exige pour eux des mesures concrètes et cohérentes à la hauteur des besoins !