
Le 22 janvier, défendre le 1er mai
Le 10 Janvier 2026
Dans les secteurs de la santé, du social et du médico-social, de nombreux professionnels sont appelés à travailler le 1er mai afin d’assurer la continuité de la prise en charge des personnes accompagnées, des patients et des usagers. Cette réalité, la Fédération CFTC Santé Sociaux la connaît, la respecte et la défend au quotidien.
Le 22 janvier, l’Assemblée nationale examinera une proposition de loi visant à permettre à davantage de secteurs de faire travailler les salarié·es le 1er mai. Il s’agit d’une remise en cause grave d’un principe fondamental : le 1er mai est le seul jour férié obligatoirement chômé et payé pour toutes et tous.
Adopté au Sénat, ce texte élargit les dérogations existantes et fragilise un acquis social emblématique. Derrière l’argument du « volontariat », se profile un risque réel de contrainte pour les salarié·es, notamment dans les petites entreprises, ainsi qu’un recul progressif des droits, comme cela a déjà été le cas avec la généralisation du travail dominical.
Le 1er mai n’est pas un jour férié comme les autres. Il incarne plus d’un siècle de luttes sociales et de conquêtes pour les droits des travailleuses et des travailleurs. Au-delà de sa portée symbolique, il constitue aussi un temps de relâche, de vie familiale, d’engagement associatif et de respiration collective. Le fragiliser, c’est affaiblir un équilibre déjà mis à rude épreuve pour de nombreux salariés.
À travers la défense du 1er mai, la Fédération CFTC Santé Sociaux affirme son attachement à un modèle de société fondé sur le vivre-ensemble, la solidarité et le respect de la personne humaine, où l’économie est au service de l’humain et non l’inverse.
Aux côtés de l’ensemble des organisations syndicales, la Fédération CFTC Santé Sociaux appelle les député·es à rejeter cette proposition de loi lors de son examen à l’Assemblée nationale ce 22 janvier.
Ensemble, refusons que la logique économique prenne le pas sur le sens du travail et sur les droits de celles et ceux qui le font vivre.
Le 1er mai doit rester un jour férié, chômé et payé.





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