Non contente, après sa décision unilatérale 2012, d’avoir fait des économies sur le dos de ses salariés, la FEHAP a récidivé en 2013 en laissant tomber au nez et la barbe des salariés 0, 91 % des disponibilités mises à la négociation sur l’augmentation de la valeur du point.
Le bilan 2013 présenté, en effet aux partenaires sociaux par la DGCS laisse clairement apparaître (cf. tableau ci -dessous) sur l’ensemble des deux branches, celle de l’UNIFED et de l’Aide à Domicile, que seuls les 230 000 salariés de la FEHAP ont payé au prix fort l’absence total de dialogue social. Avec le GVT le plus bas (0, 49) sur les 6 conventions collectives présentées, c’est la FEHAP qui, avec une évolution possible de départ de 1,44 possédait le solde le plus conséquent pour faire évoluer sa masse salariale.
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A l’arrivée, si les 5 autres Conventions Collectives ont utilisé, la totalité ou presque de la masse disponible pour leurs salariés, seule la FEHAP a laissé s’enfuir la mise et ses intérêts ou les a dilués à tout jamais dans les nébuleuses mystérieuses de sa masse budgétaire.
A l’évidence, il semblerait que le meilleur moyen pour obtenir des marges de manœuvre pour transférer les enveloppes dédiées aux salaires, c’est de bafouer et de refuser toute négociation durant toute une année.

Sachant que l’évolution de la masse salariale était déjà en baisse de 3% entre 2011 et 2012 (source DGCS) pour la CFTC, le temps est désormais venu d’agir. Il n’est plus supportable de rogner chaque année un peu plus sur le pouvoir d’achat des salariés des établissements.
La CFTC demande à l’ensemble de ses élus dans les comités d’entreprise de faire appel systématiquement, comme le prévoit la réglementation, à des expertises comptables.
On pourra ainsi connaître établissement par établissement, les gains de productivité obtenus en 2013 découlant soit d’une part de la décision unilatérale soit d’un différentiel de charges ou encore d’une éventuelle manne de 0,91.
Par ailleurs, la CFTC interpelle, dès à présent la FEHAP, pour la restauration rapide d’un socle conventionnel, afin de mettre rapidement à la disposition des salariés, les 0,63% (après déduction du GVT) de la marge d’évolution possible prévue par les pouvoirs publics pour 2014.

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