Le 5 juillet 2018, les résultats des comptes pour la prévoyance et la santé 2017 ont été présentés à la Commission Nationale Paritaire de la branche des cabinets médicaux.

Sans surprise, en 2017, on assiste à la poursuite de la dégradation du risque arrêt de travail.

Comment être surpris lorsque que l’on sait le nombre de salarié(e)s en souffrance au travail! Que les conditions de travail qui se durcissent : avec d’un côté, des patients de plus en plus agressifs voire violents envers les personnels en charge de les accueillir et des employeurs à la fois de plus en plus exigeants et de moins en moins à l’écoute.

L’analyse du résultat, par collège, montre que c’est le risque arrêt de travail qui a le plus progressé chez des non cadres.

Les arrêts longs de fin de carrière, les arrêts courts mais répétés, de personnes à l’accueil des cabinets, se multiplient.

Il existe des possibilités d’action : faire de la prévention, activer la solidarité de branche, systématiser la visite médicale de reprise, favoriser l’aide au retour au travail.

Mais pour activer ces leviers il faut aussi, une vraie volonté de la part des employeurs et des institutions.

Le phénomène se traduit par ce que l’on appelle un P/C (prime/cotisations) en augmentation.

Il est de 138% sur 2017 pour la maladie. Ce qui veut dire que les assureurs ont versé 1.38 € de remboursement pour 1 € de cotisations encaissées.

Pour 2018, la tendance devrait se poursuivre dans ce sens avec une seule possibilité pour rétablir l’équilibre financier des comptes.

Là aussi, sans surprise, se sont toujours les salariés qui paient, au sens propre comme au sens figuré, puisque les cotisations vont augmenter dans le meilleur des cas de 5% au 1er janvier 2019.

Florence  Maury
Secrétaire Fédérale Adjointe