Compte rendu de la Grande Conférence de la Santé qui s’est tenue le 11 février 2016 sous l’égide du Premier Ministre, Manuel VALLS et  de la Ministre de la Santé, Marisol TOURAINE et de notre entretien du 5 février 2016 avec Anne-Marie BROCAS, Présidente de la cette Instance.

A l’ouverture de la conférence, la Ministre a déclaré « le système de soins à la française est d’excellence ».

Pour la CFTC, ceci est vrai  pour les hautes technologies mais l’est moins pour le reste des soins où les moyens budgétaires sont très insuffisants (la pénibilité et la souffrance au travail deviennent de plus importantes).

 

Pour la CFTC le dialogue est à l’agonie !

 

La CFTC a pu s’exprimer sur les deux grands thèmes : LA FORMATON ET L’UNIVERSITE.

 

LA FORMATION

 

La CFTC a demandé avec force que les programmes de formation soient adaptés en permanence toutes les nouvelles techniques d’évolution des sciences et des traitements :

  • Des programmes nationaux de formation,
  • Des diplômes d’état nationaux,
  • Une réingénierie rénovée, plus dynamique au service de l’évolution des carrières.

Les médico-techniques sont dévalorisés par manque de prise en considération de l’évolution de leurs exercices professionnels.

Pour la CFTC, aujourd’hui tous les diplômes qui ont trois années de formation doivent être en LMD, catégorie A, ainsi que les assistantes sociales et les éducateurs.

La CFTC a défendu le principe des stages en établissements de santé qui  rencontrent des difficultés par manque de tuteurs de stage.

La CFTC demande une véritable architecture des formations pour une prise en charge globale des patients.

 

L’UNIVERSITE

 

Pour la CFTC, la délivrance des connaissances universitaires doit être ouverte à tous les métiers de la santé, du social et du médico-social. Ceci est une évolution culturelle qui doit s’opérer sur trois niveaux : information, formation, intégration.

Pour répondre aux besoins de santé de la population, l’université doit permettre une « démarche –métier » en cohérence avec la formation dans les écoles AP, AS et AMP.  Cette ouverture culturelle doit permettre à ces professionnels l’accès  en catégorie B.

La formation universitaire, déjà acquise chez les infirmières, doit être également étendue aux médico- techniques.

 

L’INTEGRATION UNIVERSITAIRE

 

La CFTC, ainsi que le collectif des sages-femmes, ont défendu  avec force et vigueur l’intégration des écoles de sages-femmes à l’université, un statut universitaire pour les sages-femmes enseignantes, un développement de la recherche maïeutique, un diplôme de sage-femme délivré par le Président de l’université et une extension des moyens financiers régionaux pour le DPC et la recherche.

Pour la CFTC, l’Universalité des métiers de la santé, de l’AS (aide-soignant) au médecin, doit impérativement développer l’ensemble pluri-professionnel dans les pôles de soins, comme en exercice en ville.

Nous retiendrons de la table ronde le caractère obsolète de la formation. La diversité ne répond plus aux attentes. Le développement des formations universitaires et des sciences tournées vers l’avenir interroge la gouvernance relative à notre système de santé. De même, la politique des sciences avancées est annoncée comme un vecteur d’amélioration des prises en charge afin de permettre aux professionnels de se réaliser. Il a également été évoqué la mise en place d’un changement de rémunération.

La CFTC tient au développement des évolutions de carrières pour les personnels, mais aussi à la garantie de la qualité de soins pour les patients.

Votre contact :

Jean-Marie FAURE, Le Président
jmfaure@cftc-santesociaux.fr
06.16.56.94.20