LES JEUNES MARIES S’APPRETENT A FAIRE CONNAITRE LEUR LISTE DE MARIAGE, UN RETOUR DE NOCES DIFFICILE  EN PREVISION POUR LES SALARIES ?

Alors que la fusion entre le Synéas et la Fegapei sera entérinée  à la fin du mois de juin, se pose la question beaucoup plus cruciale de l’avenir de notre convention sur fonds de rumeurs d’une dénonciation imminente.

Lors de cette négociation, les employeurs se disent surpris que les organisations syndicales en fassent état alors que certains conseils d’administration adhérents au Synéas et Fegapei l’ont publiquement abordée….

Les employeurs affirment que des propositions seront faites à la rentrée dans le cadre de la « convention collective étendue ».

La CFTC a rappelé lors de cette négociation qu’elle craint, au regard de propositions risquant d’être inconciliables avec les intérêts des salariés, que l’on se retrouve rapidement placé dans un cadre contraint de négociation. Selon nous, les employeurs risquent de brandir rapidement « l’arme atomique conventionnelle » à savoir, son article 2 qui prévoit sa dénonciation. Au bout de 15 mois (préavis de 3 mois et 12 mois laissés à la négociation) on se trouverait alors  avec « à prendre ou à laisser » .Autrement dit, « si vous ne voulez pas de mon texte, c’est le code du travail…. ».

Au cours de cette négociation, les employeurs refusent d’aborder la question des assistants familiaux à l’instar des nouveaux métiers (MJPM, médiateurs….) et renvoient au projet précité.

Les partenaires sociaux s’accordent pour amender l’avenant sur la complémentaire santé en raison des décrets parus depuis sa signature, notamment ceux se rapportant aux exigences posées au niveau des contrats responsables.

La question de la communication des résultats de l’enquête Technologia relative au diagnostic sur les causes des arrêts de travail, mise en invalidité et incapacité est alors abordée.

Alors que la question mériterait des engagements et des plans d’actions immédiats, certains semblent véritablement se complaire dans des échanges stériles se focalisant sur la forme. Après deux heures de « débats intenses » le sujet est remis entre les mains du Comité de Pilotage pour être finalisé ….

Enfin, FO présente une proposition sur le statut des négociateurs. La CFTC soutient cette démarche car selon nous, donner un statut spécifique aux négociateurs est indispensable à un dialogue social de qualité.

La commission nationale paritaire de négociation doit être ouverte aux représentants des salariés et des employeurs de terrain et non réservée à certaines élites « parisiennes » déconnectées des réalités des établissements. Nous soulignons au passage l’inégalité des moyens mis à disposition des employeurs et des salariés.

logo_pdf: Téléchargez ici