En 2015, à l’Hôpital Saint-Jean-de-Dieu, à Lyon, structure psychiatrique, la souffrance au travail est dénoncée par le syndicat CFTC, qui décrit « des soignants en détresse » et « mutés contre leur gré » alors qu’ils avaient dénoncé à la direction de l’établissement « des risques psychosociaux » encourus importants.

Extrait de la Lettre Confédéral N°1502 (p.15) « Un manque de dialogue social ! », Linda Déléguée Syndicale CFTC :

Quand nous, représentants CFTC du personnel dans les IRP, nous avons exercé notre droit d’alerte sur les risques psychosociaux qu’encouraient les soignants, on nous a souri… Sauf qu’aujourd’hui, on a du mal à recruter, certains ne finissent pas leur période d’essai, on fait appel à des intérimaires… Tout cela vient d’un manque de dialogue social.

Tous les mois au comité d’établissement et tous les trois mois au CHSCT, nous n’avons eu de cesse d’alerter la direction sur l’état de mal-être et de souffrance des salariés. Nous lui avons sans relâche expliqué qu’il fallait revoir l’organisation du travail comme la politique managériale, qu’il s’agissait aussi d’une plus-value pour l’institution en termes d’attractivité.

À force de propositions, nous avons obtenu que l’employeur prenne conscience de son devoir de protection et de sécurité de résultat vis-à-vis des salariés.