Lors de la précédente CNPN, nous étions, souvenez-vous, dans l’attente d’une rencontre entre le syndicat NEXEM et la DGCS (direction générale de la cohésion sociale) concernant la politique salariale.

Ce point était donc porté à l’ordre du jour de cette nouvelle séance de négociation.

A cet effet, le syndicat NEXEM a informé les partenaires sociaux du contenu de cet entretien.

Suite à nos demandes respectives d’utiliser le CITS (crédit d’impôt sur la taxation des salaires) pour augmenter le pouvoir d’achat en berne des salariés de notre convention, le syndicat employeur a fait valoir cette revendication auprès de la DGCS.

Elle a été partiellement accordée, une partie du CITS pourra être utilisée dans le cadre de la négociation salariale.

C’est un point positif. Mais cela ne signifiera pas pour autant une augmentation significative, puisque la DGCS a parallèlement refusé l’utilisation des effets reports (reliquat d’enveloppe non utilisée les années précédentes pour refus d’agrément).

NEXEM a donc proposé aux OS d’évaluer le coût que va générer le CITS pour aboutir en juillet à une proposition d’avenant.

Bien évidemment, nous vous ferons part lors de la période estivale de cette proposition qui sera, nous l’espérons, à la hauteur de nos attentes.

Pour la CFTC, cette proposition devra être nécessairement significative, renforcée par un contexte extrêmement complexe, à savoir : des grilles de classification (13) en dessous du SMIC, l’absence d’augmentation depuis 2013, l’absence d’attractivité de nos métiers, la dégradation des conditions de travail…. S’agissant des autres points, rien de véritablement concret puisque il s’agissait d’évoquer le calendrier des négociations, la restructuration de la branche puisque NEXEM reste dans l’attente d’un hypothétique accord avec la FEHAP pour mettre en œuvre son projet d’un « nouveau » cadre conventionnel.

Les discussions sont au statu quo voire davantage pour des multiples raisons (arrêté de représentativité patronale ; financement….)

Seule ouverture, l’opportunité de pouvoir négocier un avenant sur les assistants familiaux, mais sans réelle volonté de la part des employeurs qui semblent véritablement jouer la montre.

Contraint de feindre un début de discussion puisque leur annonce de nouveau projet devient désormais obsolète.

Vous l’aurez compris, le seul véritable enjeu dans l’immédiat, c’est l’expectative d’une augmentation salariale.

Nous vous tiendrons informés des suites.

Bien cordialement, les négociateurs.

– Ali LAAZAOUI

– Eliane LONCO

– Régis BIELAK

– Emmanuel DELAFARGUE

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